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Séminaire In.SITU N°13 | Le rôle de la participation publique dans la mise en œuvre des TOD : controverses, enjeux orphelins et différenciation des projets|

This image has an empty alt attribute; its file name is Seminaire-In.SITU-n°12-01.pngIntervenantes : Florence Paulhiac Scherrer, Juliette Maulat et Nadia Bouhend
Date : Mercredi 22 mai 2019 de 12h15 à 13h30
Lieu : UQAM campus central

Résumé de la présentation :

Ce séminaire est tiré de la recherche Les T.O.D. au Canada : évaluation d’un instrument de coordination urbanisme-transport (CRSH, 2015-2020) qui compare les modalités de mise en œuvre de TOD (transit-oriented developments ou aménagements axés sur le transport collectif) dans 4 métropoles canadiennes. Ce séminaire se concentre sur les TOD mis en œuvre dans la région métropolitaine de Montréal. 155 aires TOD ont été identifiées dans le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (CMM 2011). La programmation s’accompagne systématiquement de processus participatifs locaux, menés sous l’égide des municipalités. Les modalités de consultation citoyenne sont variables mais sont arrimés à la définition des futurs quartiers TOD. Ainsi, notre objectif est d’analyser le rôle de la participation publique dans la mise en œuvre locale des TOD, d’une part, et la portée de ces consultations sur les processus décisionnels et les contenus des projets locaux, d’autre part.

Le TOD postule une relation organique entre formes urbaines et relations sociales. Les innovations spatiales doivent générer de nouvelles pratiques sociales plus vertueuses. A l’échelle métropolitaine, il offrirait une alternative à l’étalement urbain et la dépendance automobile, réduisant ainsi le coût des infrastructures et les externalités négatives liées à cette dépendance. A l’échelle locale, il offrirait une stratégie de redéveloppement et de dynamisation des milieux de vie. Cependant, au Canada, le bilan des TOD réalisés est mitigé. Les points positifs concernent la mixité des activités et la qualité du design des espaces publics. Ces projets rencontrent cependant des difficultés à concrétiser certains objectifs. Parmi les difficultés de mise en œuvre des TOD, les conditions sociales et culturelles locales peuvent freiner la réalisation des TOD ou diminuer les ambitions initiales. Des travaux signalent les oppositions parfois importantes des populations aux stratégies de densification notamment (Nimbyisme). Cependant, rares sont les travaux qui interrogent les cas dans lesquels les populations locales sont associées au processus de définitions des projets. Pourtant, la relation entre les avis des populations locales, les processus participatifs ou consultatifs et les choix urbanistiques sont complexes.

Ainsi, notre recherche poursuit trois objectifs :
– Identifier les processus, modalités et temporalité de la consultation associant la population locale à la définition et la mise en œuvre des TOD.
– Analyser les contenus de la participation et leur contribution aux processus de programmation
– Analyser la portée de la participation publique sur l’action

Cinq projets de TOD mis en œuvre dans la région de Montréal sont étudiés pour répondre à ces questions. L’approche qualitative vise une collecte de données sur la base de sources documentaires et d’entrevues semi-dirigées. Trois cas (en banlieue) ont déjà été étudiés sous l’angle des processus et des instruments de mise en œuvre des TOD (Maulat 2016, Maulat et al. 2018). Cette première étude permet de dresser un portrait synthétique du rôle et de la portée de la participation citoyenne au projet de TOD. Deux autres cas (en banlieue) font actuellement l’objet d’une étude approfondie des processus en question.

Biographie des conférencières :

Florence Paulhiac Scherrer, est professeure au Département des études urbaines et touristiques de l’ESG-UQAM. Elle est également titulaire de la Chaire In.SITU Innovations en Stratégies Intégrées Transport-Urbanisme.

Juliette Maulat, est Maître de conférences en urbanisme et en aménagement à l’Université Paris 1 et membre de l’équipe Cria du laboratoire Géographie-Cités.

Nadia Bouhend, M.arch, est étudiante à la maitrise en études urbaines à l’ESG-UQAM, assistante de recherche et coordonnatrice de la Chaire In.SITU.

Séminaire In.SITU N°12 | L’exercice du droit à la ville des femmes et des hommes et l’influence des aménagements urbains : une étude de cas montréalaise | Présentation des résultats de la recherche doctorale |

This image has an empty alt attribute; its file name is Seminaire-In.SITU-n°12-01-1.pngIntervenante : Frédérique Roy Trempe
Date : Jeudi 6 décembre 2018 de 12h30 à 14h00
Lieu : UQAM campus central (sur invitation seulement)

Résumé de la présentation :

Le droit à la ville, initialement articulé en 1968 par Henri Lefebvre, se voulait une proposition révolutionnaire repensant de façon radicale la ville – sa production, son fonctionnement et sa reproduction. Cette idée a également inspiré militantisme et nombre de mouvements sociaux luttant pour différentes causes. Cette thèse a pour objectif principal de comprendre l’exercice du droit à la ville des femmes et des hommes et les liens qu’il y a entre leur exercice du droit à la ville, les caractéristiques démographiques, sociales et économiques et les différentes façons d’aménager l’espace urbain. Les réalités et les expériences des femmes et des hommes diffèrent et la structuration de l’espace a un effet différencié selon le genre.

Afin d’étudier les effets de l’aménagement urbain sur l’exercice du droit à la ville des femmes et des hommes, nous avons opté pour une étude de cas en analysant les effets du réaménagement du secteur Laurier-Est. Il s’agit d’un projet de réaménagement élaboré par l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal (Ville de Montréal) et implanté de 2010 à 2013. Ce projet vise à diminuer et ralentir la circulation automobile principalement autour d’une station de métro, d’écoles primaires et d’un parc. Parmi les principaux résultats, au niveau de l’exercice du droit à la ville, nous observons que les femmes et les hommes de notre échantillon partage une vision similaire de leur mobilité, de la convivialité du secteur Laurier-Est, de leur appropriation des espaces publics urbains et de leur participation aux diverses séances de consultations. La perception des femmes et des hommes diffère cependant en ce qui a trait à leur sentiment de sécurité et à l’accès de certains services urbains. De plus, nous observons que les femmes ont un regard plus critique face au projet de réaménagement du secteur et ses effets sur l’exercice de leur droit à la ville.

Biographie de la conférencière :

Frédérique Roy Trempe, Titulaire d’une maîtrise en urbanisme de l’Université de Montréal, Frédérique Roy Trempe terminera sous peu un doctorat en Études urbains (UQÀM) réalisé sous la supervision de Catherine Trudelle. Ses intérêts de recherche sont, entre autres, liées au droit à la ville, aux effets des aménagements urbains sur les réalités et les expériences des habitantes et des habitants ainsi qu’à l’analyse différenciée selon le genre. Parallèlement à son cursus académique, elle a réalisé des contrats de recherche pour différents organismes municipaux et communautaires dont l’avis publié par le Conseil des Montréalaises intitulé: Montréal, une ville festive pour toutes. Avis sur la sécurité des femmes et des jeunes femmes cisgenres et trans lors des événements extérieurs à Montréal.

Séminaire In.SITU N°11 | Cities on the move: the role of design, planning and data in urban mobility par Fábio Duarte, Research Scientist, Senseable City Lab, M.I.T. Conférence de lancement de l’ouvrage Governance and Sustainable Urban Transport in the Americas

This image has an empty alt attribute; its file name is Seminaire-In.SITU-n°11-01.pngIntervenant(e)s  : Jean Mercier, Fanny Tremblay-Racicot, Mario Carrier, Fábio Duarte
Date : Vendredi 30 Novembre 2018 de 12h00 à 14h00
Lieu : UQAM campus central

 

Résumé de l’ouvrage et de la présentation :

La problématique des transports urbains représente un défi que bien peu de villes évoluant dans un système fédéral ont su relever. Dans cet ouvrage, les auteurs abordent la question des transports urbains à travers les mécanismes de gouvernance et les instruments de politique publique dans trois villes d’Amérique ayant des parts modales en transports collectifs et actifs supérieures à leurs semblables, soit Seattle, Montréal et Curitiba. On y révèle notamment la combinaison d’instruments en aménagement et transport urbains déployée par l’État de Washington et les gouvernements locaux et régionaux de Seattle à l’origine du meilleur système de transport en commun en Amérique du Nord, selon l’Association Américaine des Transports Publics. L’histoire de ce cercle vertueux et les trajectoires institutionnelles et politiques de Montréal et Curitiba sont également disponibles dans cet ouvrage accessible aux étudiants, aux praticiens et aux chercheurs intéressés à la question du développement urbain durable.

La conférence de lancement de cet ouvrage, intitulée Cities on the move: the role of design, planning and data in urban mobility, aura lieu à Québec et à Montréal, les 29 et 30 novembre 2018 respectivement. Au cours de cette présentation, Fabio Duarte, co-auteur et chercheur au Senseable City Lab du Massachussetts Institute of Technology, abordera en trois temps :1) les questions du rôle du design urbain dans la planification du transport – le TOD à Curitiba; 2) le transport durable et le renforcement des inégalités sociales – le bike sharing à Boston; et 3) le big data et la mobilité urbaine – Senseable City et taxi à New York. La conférence de Fabio Duarte sera précédée d’une allocution d’ouverture au cours de laquelle Jean Mercier présentera brièvement l’ouvrage et le conférencier invité.

 

Détails de l’ouvrage :    This image has an empty alt attribute; its file name is 9783319990903.jpg
Mercier, J., Tremblay-Racicot, F., Carrier, M. & Duarte, F. 2019. Governance and Sustainable Urban Transport in the Americas. Palgrave Macmillian. 129 p.(https://www.palgrave.com/us/book/9783319990903)
La version papier et électronique est disponible gratuitement via le site de la bibliothèque de l’ENAP.

 

 

 

1ère rencontre conjointe réseau MoTAU (APERAU) / réseau TerriTrans (IFSTTAR)

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Le 29 novembre 2018 s’est tenue, à Lyon, la 1ère rencontre conjointe entre les membres du réseau thématique MoTAU (Mobilité, transport, aménagement, transport) de l’APERAU et du réseau TerriTrans de l’IFSTTAR.
Cette rencontre a réuni des chercheurs (enseignants-chercheurs, chargés de recherche, doctorants, post-doctorants…) et des praticiens intéressés par le croisement entre les champs de la mobilité, des transports, de l’aménagement et de l’urbanisme. Il s’est agi de réfléchir collectivement aux enjeux que ce croisement représente dans la fabrique de l’urbain contemporain, tant en Europe, en Amérique du nord, qu’en Afrique-Moyen Orient. Partant du constat qu’il existe peu de lieux où échanger sur le croisement entre ces domaines, cette première rencontre a amorcé une réflexion sur la fabrique de la recherche dans ce domaine. Elle a également été l’occasion d’exposer des travaux scientifiques.

Séminaire In.SITU N°10 | Retrait de colis en consignes automatiques dans une ville centrée sur l’automobile : caractéristiques, localisation et impacts potentiels sur l’urbanisme et l’accès des consommateurs.

This image has an empty alt attribute; its file name is Seminaire-In.SITU-n°10-01.pngIntervenantes : Ugo Lachapelle (ESG-UQAM)
Date : Jeudi 15 Novembre 2018 de 12h30 à 13h45
Lieu : UQAM campus central

Séminaire en collaboration avec :


Résumé de la présentation :

Les systèmes permettant aux clients de récupérer des produits achetés en ligne depuis des points de collecte automatisés 24h sur 24 se multiplient. Bien que ces systèmes visent un meilleur accès aux biens et des déplacements réduits pour les consommateurs, leur intégration dans les villes et leur impact sur l’accès en général et par mode sont peu étudiés.
On explore ici le développement, les caractéristiques des sites d’implantation et la localisation des casiers à colis automatisés dans le Sud-Est du Queensland (SEQ), en Australie, et l’on discute ensuite des conséquences pour l’aménagement urbain et des transports dans une ville orientée sur la voiture.
Des analyses de sites pour 45 emplacements de casiers fournissent des informations sur les installations (par exemple, accès par modes et accessibilité universelle, type de propriété, sécurité) et permettent, par analyse hiérarchique par grappes, d’identifier des catégories d’emplacements. Les casiers de colis à Brisbane sont généralement situés dans des bureaux de la poste australienne, dans des rues commerciales, des centres commerciaux, des artères suburbaines et des parcs industriels. L’accès par automobile et le stationnement de proximité sont presque omniprésents, tandis que l’accès par transports alternatifs est limité.
Une régression logistique identifie ensuite les caractéristiques des quartiers avec et sans casier à colis (n = 273). Bien que l’emplacement des sites soit limité par des décisions commerciales, la proximité relative des autoroutes et des transports en commun, la densité de population, et l’équilibre entre emplois et population résidente semblent être des facteurs pris en compte dans la localisation des sites.
La démarche peut aider à assurer l’intégration et la distribution adéquates des casiers de colis dans la région de manière à répondre aux objectifs de planification urbaine existants. Dans l’état actuel, les casiers à colis d’Australia Post répondent partiellement aux objectifs d’une ville durable.

Biographie du conférencier :

Ugo Lachapelle est professeur en mobilité et développement durable au Département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent principalement sur les relations entre les comportements de déplacements des individus et les caractéristiques de l’environnement urbain, les infrastructures de transport existantes, les perceptions et contraintes individuelles, et les nouvelles technologies et pratiques. Ces relations sont explorées selon des perspectives de facilité des déplacements, d’accès, de sécurité, de perception, de qualité de vie et de santé publique. Informer les politiques publiques d’aménagement urbain, de développement de réseaux de transport et de santé publique est son objectif sous-jacent.

EJC – Colloque | Mobilités, Territoires et Ville intelligente

La Chaire In.SITU, l’UQAM et l’ENTPE sont heureuses de vous annoncer la tenue du colloque « Mobilité des personnes, mobilité des marchandises, aménagement des territoires métropolitains : quelles convergences possibles ? » dans le cadre des 31e Entretiens Jacques Cartier qui se dérouleront à Lyon en novembre prochain.

This image has an empty alt attribute; its file name is vignette_programme_entretiens_jacques_cartier.pngDates :
Lundi 12 novembre 2018

Lieu :
Métropole de Lyon
Salon Louis Pradel
20, rue du Lac, 69005 Lyon
Plan d’accès

Programme :
Disponible à cette adresse

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Ce colloque sur la mobilité des personnes et des marchandises est particulièrement innovant par sa double thématique et les conférenciers invités. L’objectif est de favoriser des réflexions et des regards croisés, intersectoriels et intégrés, entre chercheurs et praticiens, des deux côtés de l’Atlantique sur : d’une part, les questions et les opportunités que posent les nouvelles formes et pratiques de mobilité des personnes et des marchandises pour l’aménagement des territoires métropolitains, et, d’autre part, sur les nouvelles options d’aménagement pour des formes de mobilité plus soutenables. Le colloque abordera les enjeux, les méthodes et les instruments tant d’analyse ainsi que la production de projets et de politiques urbaines innovantes qui peuvent être envisagés.

Lancement de l’Observatoire des milieux de vie urbains de l’ESG-UQAM

Lancement de l’Observatoire des milieux de vie urbains – OMV de l’ESG-UQAM dont la Chaire In.SITU est un partenaire institutionnel.

L’Observatoire des milieux de vie urbains (OMV) est une unité de transfert des connaissances reconnue par l’École des sciences de la gestion. Pluridisciplinaire et neutre, cette structure a pour objectif d’étudier, d’accompagner et de nourrir les processus qui rendent la cohabitation des usagers et usages vivable et harmonieuse dans les milieux de vie urbains. L’OMV vise à assurer une veille permanente et dynamique de l’impact des projets de transformation des quartiers sur la qualité du milieu de vie, et à agir à titre de plateforme d’échanges de connaissances et de bonnes pratiques, entre chercheurs et acteurs du milieu.

Date :
Vendredi 18 mai 2018 à 8h45

Lieu :
Salle Royal
Hôtel Nelligan,
106 rue Saint-Paul Ouest
Montréal

Activité de lancement : OMV, projet Vieux-Montréal et ses anciens faubourgs

L’activité de lancement de l’OMV sera l’occasion d’exposer les résultats de la recherche portant sur le Vieux-Montréal et, comme invité d’honneur, la docteure Sofie Vermeulen présentera l’Observatoire du centre de Bruxelles. Le lancement officiel de l’OMV sera ensuite fait en exposant la programmation des activités pour les deux prochaines années.

Programme de l’activité de lancement de l’OMV
8h45
Arrivée des participants
9h00
Accueil par Priscilla Ananian (directrice de l’OMV – ESG-UQAM) 
et Mario Lafrance (directeur général de la SDC Vieux-Montréal)
9h15
Tour de Table (présentation des participants)
9h30
Présentation des résultats de recherche Habiter le Vieux-Montréal
9h55
Échanges
10h15
Pause-café
10h35
Présentation de l’Observatoire du centre de Bruxelles (BCO-BSI) par 
docteure Sofie Vermeulen
11h05
Échanges
11h25
Proposition à discuter de la programmation de l’OMV 2018-2020, projet Vieux‑Montréal et anciens faubourgs
11h45
Échanges
12h10
Discours de lancement officiel de l’OMV
12h30
Cocktail et bouchées
13h00
Fin

Événement organisé en collaboration avec la Société de développement commercial du Vieux-Montréal – Quartier historique (SDC VM).

Cahier In.SITU n°3 | Portrait des disparités en matière de mobilité dans l’agglomération de Montréal

Cahier In.SITU n°3 | Portrait des disparités en matière de mobilité dans l’agglomération de Montréal
Date de publication : Mai 2018
Sous la direction de : Florence Paulhiac Scherrer
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Description du contenu du cahier

Ce cahier fait suite à la réalisation, par la Chaire In.SITU, d’un mandat de recherche donné par le Service de la mise en valeur du territoire de la Ville de Montréal et de la Division de la planification des transports et de la mobilité de la Ville de Montréal. Ce mandat, effectué au cours de l’année 2017 et achevé au début de l’année 2018, visait à caractériser les enjeux d’équité et les dimensions sociales relatives aux conditions d’accessibilité et de mobilité quotidienne des populations aux différentes activités, au sein de l’agglomération montréalaise. L’approche est essentiellement théorique et méthodologique. Elle met l’accent sur la complexité des phénomènes relatifs aux inégalités de mobilité quotidienne et aux enjeux de connaissances pour l’action. La recherche vise à favoriser la transmission des connaissances dans ce domaine, du milieu académique vers le milieu professionnel responsable de la mise en œuvre des politiques de mobilité de la Ville.

Ce cahier constitue une reproduction de l’intégralité du rapport final de recherche intitulé Portrait des disparités en matière de mobilité dans l’agglomération de Montréal (mars 2018). La reproduction de ce rapport au sein de la série des cahiers In.SITU, avec l’accord du mandataire, permet de rendre disponibles les connaissances produites au cours de ce processus de recherche à un public plus large et ainsi participer à leur plus grande diffusion.

Bonne lecture !

Cahier In.SITU n°2 | Vivre et se déplacer, d’hier à aujourd’hui Montréal et Boucherville en exemples

Cahier In.SITU n°2 | Vivre et se déplacer, d’hier à aujourd’hui Montréal et Boucherville en exemples
Date de publication : Octobre 2017
Sous la direction de : Florence Junca-Adenot et Florence Paulhiac Scherrer
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Description du contenu du cahier

La ville de Boucherville fête en 2017 son 350e anniversaire et commémore les 300 ans du décès de son fondateur, Pierre Boucher. À cette occasion, la Corporation des fêtes 2017 organise quelque 124 événements et legs guidés par trois thématiques : le patrimoine historique, la qualité de vie et la fierté d’appartenance à Boucherville ainsi que les transports de la région à travers le temps, de la Nouvelle-France au 21e siècle. Le patrimoine historique est un aspect important de la communauté, forte, sensible et respectueuse de son environnement passé et actuel. Depuis toujours, le patrimoine bâti et les paysages de Boucherville sont une fierté pour ses résidents. La qualité de vie à échelle humaine et la forte appartenance font partie de l’ADN bouchervillois. L’exposition s’articule autour de la thématique du transport à travers le temps et comment les modes successifs de transport ont influencé l’occupation du territoire et les façons de vivre. Cette exposition permet de comparer l’évolution de la ville de Montréal et de celle de Boucherville, banlieue typique de la métropole, afin de comprendre la dynamique du développement de l’agglomération de Montréal. Cette exposition a été présentée dans un premier temps à la bibliothèque municipale de Boucherville (mars- avril 2017). Elle a ensuite circulé dans les écoles primaires et secondaires de Boucherville ainsi que dans les maisons de la culture de Montréal. Le présent cahier sert de document de référence et de compréhension de l’exposition. L’ensemble des données et illustrations sont disponibles à la Chaire In.SITU, de l’École des sciences de la gestion, UQAM.

Synthèse du projet

Le développement et l’organisation du territoire sont influencés de différentes manières. Au fil du temps, les valeurs et les préoccupations évoluent et modifient les façons de vivre, de fonctionner, d’échanger et d’occuper l’espace. Les différents événements sociaux et économiques, l’évolution des technologies, sont des éléments qui modifient les modes de vie et influencent la structure des milieux de vie et de l’occupation du territoire. Cependant, les changements sont tous influencés par un élément essentiel : les modes de transports qui évoluent au fil des siècles. Est-ce que les manières de se déplacer ont eu un réel impact sur le développement et l’organisation du territoire ? Comment les différents modes de transport ont eu des répercussions urbanistiques sur Montréal et ses environs ? Pour y répondre, deux villes sont prises en exemple, Montréal et Boucherville. Présentée de façon simultanée de l’époque de la Nouvelle-France au 21e siècle, l’analyse de l’évolution des modes de transport et du développement urbain montréalais démontre leurs liens possibles et permet une meilleure compréhension de la région de Montréal. L’analyse du développement du territoire en fonction de l’évolution des modes de transport est découpée en six grandes périodes :

  • Périodes des Premières Nations Avant 1642
  • Époque de la colonisation et de l’arrivée des Européens au Québec 1642 à 1809
  • Époque de l’industrialisation et de l’électrification 1847 à 1930
  • Époque des grands projets urbains et du développement périphérique 1930 à 1967
  • Époque d’une communauté urbaine et d’une consolidation des milieux 1967 à 2017
  • L’avenir du territoire Perspectives sur 2017-2037

Méthodologie

Le présent cahier et l’exposition reposent sur une vaste recherche d’informations réalisée en 2015 et 2016. Ces sources sont présentées en annexe et dans la bibliographie. L’analyse se divise en deux troncs communs qui s’arriment tout au long du document : L’évolution des modes de transport utilisés et l’histoire du développement de Montréal et de Boucherville. La portion historique de l’analyse se base sur différentes sources informatiques, bibliographiques et des entrevues. Cette collecte de données avait pour but de recenser les événements marquants en termes d’urbanisme et de mouvements sociaux et économiques pour Montréal et Boucherville. La recherche s’est attardée au développement du territoire depuis la colonisation du Québec, ainsi qu’un bref aperçu de la période qui précède, celle des premières nations. Le projet est piloté par la Chaire de recherche In.SITU de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, grâce à quatre professeurs des domaines de l’urbanisme, des transports et de l’histoire. Ils ont guidé le projet quant aux méthodes de recherche, la présentation des faits historiques, dans le but d’assurer la validité de l’information ainsi qu’une compréhension simple et vulgarisée des différents éléments analysés. Tout au long de la recherche, les éléments ont été divisés selon 3 catégories, et pour les deux villes, à savoir : les événements historiques importants, les mouvements sociaux/économiques qui ont marqué la ville ainsi que les événements reliés aux transports. Cette division s’est effectuée dans un tableau Excel afin de conserver une trace de tous les faits répertoriés et afin d’organiser les événements de manière chronologique (Annexe 4). Le tableau est aussi divisé selon les six périodes historiques. Suite à une première recherche d’ensemble, un second tableau synthèse a été créé afin de répertorier tous les modes de transport qui ont marqué Montréal et Boucherville. Il a été possible d’identifier clairement les modes de transport utilisés selon les époques et à quels modes ils se substituaient. L’étude de cette portion a été illustrée par des images, des photos et des cartes. Ces différents modes de transport ont ensuite été associés aux événements marquants relevés. Cela est devenu une trame qui a permis d’effectuer une sélection des informations et de commencer à tisser des liens entre les modes de transport et les différents événements affectant le développement du territoire. Afin de répondre à l’objectif du projet et d’éviter une surcharge d’informations, plusieurs éléments ont été retirés afin de faciliter la lecture du rapport et améliorer sa compréhension.

Bonne lecture !

Cahier In.SITU n°1 | Les conditions de réussite d’un TOD : Retour sur la journée de réflexion du 28 janvier 2016

Cahier In.SITU n°1 | Les conditions de réussite d’un TOD : Retour sur la journée de réflexion du 28 janvier 2016
Date de publication : Mai 2017
Sous la direction de : Florence Paulhiac Scherrer et Juliette Maulat
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Description du contenu du cahier

Le 28 janvier 2016 se tenait à l’UQAM une Journée de réflexion partenariale consacrée aux Conditions de réussite d’un TOD. Cette journée a été organisée par Florence Junca-Adenot, directrice du Forum Urba 2015 (ESG UQAM), en collaboration avec la Chaire In.SITU (ESG UQAM) et deux partenaires, l’AMT (Agence métropolitaine de transport) et la SCHL (Société canadienne d’hypothèque et de logement). La vocation de cette journée était de réunir praticiens-chercheurs- société civile pour débattre collectivement des conditions gagnantes de planification, mise en œuvre et suivi-évaluation de nouveaux projets d’aménagement programmés dans la région de Montréal : les TOD ou transit-oriented development.

Les projets de type TOD (traduit en français par aménagements axés sur le transport collectif) sont des modèles d’intégration urbanisme-transport de plus en plus programmés, au sein des planifications régionales des grandes villes, au Canada. Leur mise en œuvre opérationnelle se réalise dans les territoires municipaux. Ce modèle d’aménagement est né aux États-Unis dans les années 1990, mais a connu une diffusion massive et rapide en Amérique du Nord, comme dans le reste du monde, par la suite. Inspiré et nourri des courants de pensée du Smart growth et du New urbanism, il propose un développement urbain plus durable, fondé, d’une part, sur la coordination du développement des réseaux de transport collectif et, d’autre part, sur la réalisation de nouvelles formes urbaines. En effet, les TOD visent la réalisation de quartiers denses et mixtes autour des principaux nœuds ou stations de transports collectifs. Ces quartiers des courtes distances, de la proximité entre les activités (logement, emplois, services, commerces) aux espaces publics de qualité doivent favoriser l’utilisation de modes de transport alternatifs à l’automobile privée (transport collectif et modes actifs). Ces nouveaux milieux de vie contribueraient donc, à l’échelle régionale, à la réduction de la dépendance à l’automobile et des dynamiques d’urbanisation centrifuge. À l’échelle locale, ils se présenteraient plutôt comme des opportunités de (re)développement, offrant de nouveaux lieux de vie et d’activités conviviaux et inclusifs a priori.

Dans le cas de la région métropolitaine de Montréal, le premier Plan métropolitain d’aménagement et de développement de la Communauté métropolitaine de Montréal (2011) a identifié 155 aires de TOD potentiels pour orienter 40 % de la future croissance de la population d’ici 2021. Cependant, ce nouveau contexte de planification et d’urbanisme interpelle les acteurs de la ville, publics et privés, et soulève des enjeux majeurs. En effet, si les principes des TOD sont désormais largement diffusés et bien connus dans le milieu professionnel de l’aménagement des territoires, il n’en demeure pas moins que la réalisation concrète de ces quartiers est complexe à réaliser (nombre de parties prenantes concernées ; insertion dans les milieux constitués ; adhésion des populations locales ; ressources disponibles, etc.), non exempts de risques (économiques, politiques, sociaux, etc.) voire d’échecs (en matière de mobilité durable, de développement commercial, d’accès aux logements, etc.).

Ainsi, l’objectif central de la journée visait à définir les paramètres des conditions de réussite des TOD et, plus spécifiquement à :

  • Définir clairement le concept de TOD, ses composantes obligatoires, ses composantes adaptables, ainsi que les acteurs impliqués dans de tels projets ;
  • Faire ressortir les différentes stratégies pouvant être mises à contribution pour favoriser l’émergence de quartiers TOD ;
  • Identifier les outils et instruments nécessaires à la réalisation de ces quartiers ;
  • Illustrer les étapes de la réflexion avec des exemples d’application concrets.

Les conférenciers invités étaient issus des milieux de l’urbanisme, de l’architecture, des transports, de la finance, de la gestion de projet, tant au sein de l’action publique que privée, mais aussi du milieu de la recherche académique. La diversité des expertises ainsi que les échanges entre les conférenciers et le public ont permis de traiter de nombreuses dimensions et facettes des projets, pour aborder et analyser plusieurs de ces conditions de réussite :

  • La connaissance du lieu : en amont du projet, le diagnostic de l’état du développement d’un quartier ou secteur est fondamental, avec ses contraintes et ses opportunités, ainsi qu’une vision du futur telle qu’inscrite dans la planification locale, régionale et métropolitaine ;
  • Le recours et l’accès aux instruments appropriés : la planification des nombreuses composantes des projets en collaboration avec de nombreux acteurs aux objectifs différents nécessite le recours et l’accès à des outils et approches autres que réglementaires. Il convient, par exemple, de partager largement une vision du projet et de documenter les contraintes avec lesquelles composer telles que la détention des sols, le financement, le partage des coûts des infrastructures, etc. ;
  • L’anticipation : une autre condition de réussite pour la réalisation de projets TOD est l’anticipation des étapes à franchir et des défis auxquels il faudra trouver des solutions. Ces défis pourront être de nature variée : institutionnelle, financière, légale, politique, citoyenne, réglementaire, etc. L’anticipation amène à prévoir une adaptation à la dynamique du développement territorial à l’intérieur des balises établies et à privilégier une approche dite « des petits pas » ;
  • Le dialogue : la mise en place d’une plateforme de dialogue et de médiation avec les citoyens, les promoteurs, les investisseurs les services publics est souvent très opportune pour la réussite d’un projet TOD. Ce dialogue sera favorisé lors des différentes étapes du projet et en continu dans le temps ;
  • Le partenariat : la planification et la mise en œuvre de projets TOD interpellent à la fois la société civile, le secteur privé et le secteur public. La mise en place de bureaux de projet et de partenariats multipartites contribue d’une part à concilier les intérêts parfois divergents et d’autre part à assurer un meilleur partage des coûts et retombées économiques, sociales et environnementales des projets au bénéfice de l’ensemble de la collectivité ;
  • Le monitorage : Un monitorage adéquat fait également partie des conditions de réussite d’un projet TOD. Un tel monitorage exige notamment l’établissement de mécanismes d’évaluation en fonction des objectifs visés et des processus de suivis; il doit faire en outre l’objet d’ajustements dans le temps.

En conviant des conférenciers d’une très grande qualité autour d’un sujet d’actualité pour le développement et le futur du territoire montréalais, la Journée de réflexion sur les Conditions de réussite d’un TOD a rassemblé plus de 150 participants. Ainsi l’ambition de ce tout premier Cahier In.SITU est de restituer la richesse des exposés et des échanges coproduits. Nous souhaitons ainsi donner accès au plus grand nombre aux contenus de cette journée si stimulante. Nous avons retranscrit, dans le présent Cahier, le contenu de la journée (chaque conférence et les débats qui ont suivi), en proposant simplement une réorganisation thématique, afin de rapprocher entre eux les points de vue complémentaires.

Ainsi, le Cahier regroupe les interventions de la journée en trois parties :

  • Origines et définition des TOD ;
  • Mise en œuvre du TOD : expériences montréalaises et canadiennes ;
  • Concrétisation des projets de TOD : des défis singuliers.

Bonne lecture !