Nouvelles

Lancement de l’Observatoire des milieux de vie urbains de l’ESG-UQAM

Lancement de l’Observatoire des milieux de vie urbains – OMV de l’ESG-UQAM dont la Chaire In.SITU est un partenaire institutionnel.

L’Observatoire des milieux de vie urbains (OMV) est une unité de transfert des connaissances reconnue par l’École des sciences de la gestion. Pluridisciplinaire et neutre, cette structure a pour objectif d’étudier, d’accompagner et de nourrir les processus qui rendent la cohabitation des usagers et usages vivable et harmonieuse dans les milieux de vie urbains. L’OMV vise à assurer une veille permanente et dynamique de l’impact des projets de transformation des quartiers sur la qualité du milieu de vie, et à agir à titre de plateforme d’échanges de connaissances et de bonnes pratiques, entre chercheurs et acteurs du milieu.

Date :
Vendredi 18 mai 2018 à 8h45

Lieu :
Salle Royal
Hôtel Nelligan,
106 rue Saint-Paul Ouest
Montréal

Activité de lancement : OMV, projet Vieux-Montréal et ses anciens faubourgs

L’activité de lancement de l’OMV sera l’occasion d’exposer les résultats de la recherche portant sur le Vieux-Montréal et, comme invité d’honneur, la docteure Sofie Vermeulen présentera l’Observatoire du centre de Bruxelles. Le lancement officiel de l’OMV sera ensuite fait en exposant la programmation des activités pour les deux prochaines années.

Programme de l’activité de lancement de l’OMV
8h45
Arrivée des participants
9h00
Accueil par Priscilla Ananian (directrice de l’OMV – ESG-UQAM) 
et Mario Lafrance (directeur général de la SDC Vieux-Montréal)
9h15
Tour de Table (présentation des participants)
9h30
Présentation des résultats de recherche Habiter le Vieux-Montréal
9h55
Échanges
10h15
Pause-café
10h35
Présentation de l’Observatoire du centre de Bruxelles (BCO-BSI) par 
docteure Sofie Vermeulen
11h05
Échanges
11h25
Proposition à discuter de la programmation de l’OMV 2018-2020, projet Vieux‑Montréal et anciens faubourgs
11h45
Échanges
12h10
Discours de lancement officiel de l’OMV
12h30
Cocktail et bouchées
13h00
Fin

Événement organisé en collaboration avec la Société de développement commercial du Vieux-Montréal – Quartier historique (SDC VM).

Cahier In.SITU n°3 | Portrait des disparités en matière de mobilité dans l’agglomération de Montréal

Cahier In.SITU n°3 | Portrait des disparités en matière de mobilité dans l’agglomération de Montréal
Date de publication : Mai 2018
Sous la direction de : Florence Paulhiac Scherrer
Télécharger au format PDF

Description du contenu du cahier

Ce cahier fait suite à la réalisation, par la Chaire In.SITU, d’un mandat de recherche donné par le Service de la mise en valeur du territoire de la Ville de Montréal et de la Division de la planification des transports et de la mobilité de la Ville de Montréal. Ce mandat, effectué au cours de l’année 2017 et achevé au début de l’année 2018, visait à caractériser les enjeux d’équité et les dimensions sociales relatives aux conditions d’accessibilité et de mobilité quotidienne des populations aux différentes activités, au sein de l’agglomération montréalaise. L’approche est essentiellement théorique et méthodologique. Elle met l’accent sur la complexité des phénomènes relatifs aux inégalités de mobilité quotidienne et aux enjeux de connaissances pour l’action. La recherche vise à favoriser la transmission des connaissances dans ce domaine, du milieu académique vers le milieu professionnel responsable de la mise en œuvre des politiques de mobilité de la Ville.

Ce cahier constitue une reproduction de l’intégralité du rapport final de recherche intitulé Portrait des disparités en matière de mobilité dans l’agglomération de Montréal (mars 2018). La reproduction de ce rapport au sein de la série des cahiers In.SITU, avec l’accord du mandataire, permet de rendre disponibles les connaissances produites au cours de ce processus de recherche à un public plus large et ainsi participer à leur plus grande diffusion.

Bonne lecture !

Cahier In.SITU n°2 | Vivre et se déplacer, d’hier à aujourd’hui Montréal et Boucherville en exemples

Cahier In.SITU n°2 | Vivre et se déplacer, d’hier à aujourd’hui Montréal et Boucherville en exemples
Date de publication : Octobre 2017
Sous la direction de : Florence Junca-Adenot et Florence Paulhiac Scherrer
Télécharger au format PDF

Description du contenu du cahier

La ville de Boucherville fête en 2017 son 350e anniversaire et commémore les 300 ans du décès de son fondateur, Pierre Boucher. À cette occasion, la Corporation des fêtes 2017 organise quelque 124 événements et legs guidés par trois thématiques : le patrimoine historique, la qualité de vie et la fierté d’appartenance à Boucherville ainsi que les transports de la région à travers le temps, de la Nouvelle-France au 21e siècle. Le patrimoine historique est un aspect important de la communauté, forte, sensible et respectueuse de son environnement passé et actuel. Depuis toujours, le patrimoine bâti et les paysages de Boucherville sont une fierté pour ses résidents. La qualité de vie à échelle humaine et la forte appartenance font partie de l’ADN bouchervillois. L’exposition s’articule autour de la thématique du transport à travers le temps et comment les modes successifs de transport ont influencé l’occupation du territoire et les façons de vivre. Cette exposition permet de comparer l’évolution de la ville de Montréal et de celle de Boucherville, banlieue typique de la métropole, afin de comprendre la dynamique du développement de l’agglomération de Montréal. Cette exposition a été présentée dans un premier temps à la bibliothèque municipale de Boucherville (mars- avril 2017). Elle a ensuite circulé dans les écoles primaires et secondaires de Boucherville ainsi que dans les maisons de la culture de Montréal. Le présent cahier sert de document de référence et de compréhension de l’exposition. L’ensemble des données et illustrations sont disponibles à la Chaire In.SITU, de l’École des sciences de la gestion, UQAM.

Synthèse du projet

Le développement et l’organisation du territoire sont influencés de différentes manières. Au fil du temps, les valeurs et les préoccupations évoluent et modifient les façons de vivre, de fonctionner, d’échanger et d’occuper l’espace. Les différents événements sociaux et économiques, l’évolution des technologies, sont des éléments qui modifient les modes de vie et influencent la structure des milieux de vie et de l’occupation du territoire. Cependant, les changements sont tous influencés par un élément essentiel : les modes de transports qui évoluent au fil des siècles. Est-ce que les manières de se déplacer ont eu un réel impact sur le développement et l’organisation du territoire ? Comment les différents modes de transport ont eu des répercussions urbanistiques sur Montréal et ses environs ? Pour y répondre, deux villes sont prises en exemple, Montréal et Boucherville. Présentée de façon simultanée de l’époque de la Nouvelle-France au 21e siècle, l’analyse de l’évolution des modes de transport et du développement urbain montréalais démontre leurs liens possibles et permet une meilleure compréhension de la région de Montréal. L’analyse du développement du territoire en fonction de l’évolution des modes de transport est découpée en six grandes périodes :

  • Périodes des Premières Nations Avant 1642
  • Époque de la colonisation et de l’arrivée des Européens au Québec 1642 à 1809
  • Époque de l’industrialisation et de l’électrification 1847 à 1930
  • Époque des grands projets urbains et du développement périphérique 1930 à 1967
  • Époque d’une communauté urbaine et d’une consolidation des milieux 1967 à 2017
  • L’avenir du territoire Perspectives sur 2017-2037

Méthodologie

Le présent cahier et l’exposition reposent sur une vaste recherche d’informations réalisée en 2015 et 2016. Ces sources sont présentées en annexe et dans la bibliographie. L’analyse se divise en deux troncs communs qui s’arriment tout au long du document : L’évolution des modes de transport utilisés et l’histoire du développement de Montréal et de Boucherville. La portion historique de l’analyse se base sur différentes sources informatiques, bibliographiques et des entrevues. Cette collecte de données avait pour but de recenser les événements marquants en termes d’urbanisme et de mouvements sociaux et économiques pour Montréal et Boucherville. La recherche s’est attardée au développement du territoire depuis la colonisation du Québec, ainsi qu’un bref aperçu de la période qui précède, celle des premières nations. Le projet est piloté par la Chaire de recherche In.SITU de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, grâce à quatre professeurs des domaines de l’urbanisme, des transports et de l’histoire. Ils ont guidé le projet quant aux méthodes de recherche, la présentation des faits historiques, dans le but d’assurer la validité de l’information ainsi qu’une compréhension simple et vulgarisée des différents éléments analysés. Tout au long de la recherche, les éléments ont été divisés selon 3 catégories, et pour les deux villes, à savoir : les événements historiques importants, les mouvements sociaux/économiques qui ont marqué la ville ainsi que les événements reliés aux transports. Cette division s’est effectuée dans un tableau Excel afin de conserver une trace de tous les faits répertoriés et afin d’organiser les événements de manière chronologique (Annexe 4). Le tableau est aussi divisé selon les six périodes historiques. Suite à une première recherche d’ensemble, un second tableau synthèse a été créé afin de répertorier tous les modes de transport qui ont marqué Montréal et Boucherville. Il a été possible d’identifier clairement les modes de transport utilisés selon les époques et à quels modes ils se substituaient. L’étude de cette portion a été illustrée par des images, des photos et des cartes. Ces différents modes de transport ont ensuite été associés aux événements marquants relevés. Cela est devenu une trame qui a permis d’effectuer une sélection des informations et de commencer à tisser des liens entre les modes de transport et les différents événements affectant le développement du territoire. Afin de répondre à l’objectif du projet et d’éviter une surcharge d’informations, plusieurs éléments ont été retirés afin de faciliter la lecture du rapport et améliorer sa compréhension.

Bonne lecture !

Cahier In.SITU n°1 | Les conditions de réussite d’un TOD : Retour sur la journée de réflexion du 28 janvier 2016

Cahier In.SITU n°1 | Les conditions de réussite d’un TOD : Retour sur la journée de réflexion du 28 janvier 2016
Date de publication : Mai 2017
Sous la direction de : Florence Paulhiac Scherrer et Juliette Maulat
Télécharger au format PDF

Description du contenu du cahier

Le 28 janvier 2016 se tenait à l’UQAM une Journée de réflexion partenariale consacrée aux Conditions de réussite d’un TOD. Cette journée a été organisée par Florence Junca-Adenot, directrice du Forum Urba 2015 (ESG UQAM), en collaboration avec la Chaire In.SITU (ESG UQAM) et deux partenaires, l’AMT (Agence métropolitaine de transport) et la SCHL (Société canadienne d’hypothèque et de logement). La vocation de cette journée était de réunir praticiens-chercheurs- société civile pour débattre collectivement des conditions gagnantes de planification, mise en œuvre et suivi-évaluation de nouveaux projets d’aménagement programmés dans la région de Montréal : les TOD ou transit-oriented development.

Les projets de type TOD (traduit en français par aménagements axés sur le transport collectif) sont des modèles d’intégration urbanisme-transport de plus en plus programmés, au sein des planifications régionales des grandes villes, au Canada. Leur mise en œuvre opérationnelle se réalise dans les territoires municipaux. Ce modèle d’aménagement est né aux États-Unis dans les années 1990, mais a connu une diffusion massive et rapide en Amérique du Nord, comme dans le reste du monde, par la suite. Inspiré et nourri des courants de pensée du Smart growth et du New urbanism, il propose un développement urbain plus durable, fondé, d’une part, sur la coordination du développement des réseaux de transport collectif et, d’autre part, sur la réalisation de nouvelles formes urbaines. En effet, les TOD visent la réalisation de quartiers denses et mixtes autour des principaux nœuds ou stations de transports collectifs. Ces quartiers des courtes distances, de la proximité entre les activités (logement, emplois, services, commerces) aux espaces publics de qualité doivent favoriser l’utilisation de modes de transport alternatifs à l’automobile privée (transport collectif et modes actifs). Ces nouveaux milieux de vie contribueraient donc, à l’échelle régionale, à la réduction de la dépendance à l’automobile et des dynamiques d’urbanisation centrifuge. À l’échelle locale, ils se présenteraient plutôt comme des opportunités de (re)développement, offrant de nouveaux lieux de vie et d’activités conviviaux et inclusifs a priori.

Dans le cas de la région métropolitaine de Montréal, le premier Plan métropolitain d’aménagement et de développement de la Communauté métropolitaine de Montréal (2011) a identifié 155 aires de TOD potentiels pour orienter 40 % de la future croissance de la population d’ici 2021. Cependant, ce nouveau contexte de planification et d’urbanisme interpelle les acteurs de la ville, publics et privés, et soulève des enjeux majeurs. En effet, si les principes des TOD sont désormais largement diffusés et bien connus dans le milieu professionnel de l’aménagement des territoires, il n’en demeure pas moins que la réalisation concrète de ces quartiers est complexe à réaliser (nombre de parties prenantes concernées ; insertion dans les milieux constitués ; adhésion des populations locales ; ressources disponibles, etc.), non exempts de risques (économiques, politiques, sociaux, etc.) voire d’échecs (en matière de mobilité durable, de développement commercial, d’accès aux logements, etc.).

Ainsi, l’objectif central de la journée visait à définir les paramètres des conditions de réussite des TOD et, plus spécifiquement à :

  • Définir clairement le concept de TOD, ses composantes obligatoires, ses composantes adaptables, ainsi que les acteurs impliqués dans de tels projets ;
  • Faire ressortir les différentes stratégies pouvant être mises à contribution pour favoriser l’émergence de quartiers TOD ;
  • Identifier les outils et instruments nécessaires à la réalisation de ces quartiers ;
  • Illustrer les étapes de la réflexion avec des exemples d’application concrets.

Les conférenciers invités étaient issus des milieux de l’urbanisme, de l’architecture, des transports, de la finance, de la gestion de projet, tant au sein de l’action publique que privée, mais aussi du milieu de la recherche académique. La diversité des expertises ainsi que les échanges entre les conférenciers et le public ont permis de traiter de nombreuses dimensions et facettes des projets, pour aborder et analyser plusieurs de ces conditions de réussite :

  • La connaissance du lieu : en amont du projet, le diagnostic de l’état du développement d’un quartier ou secteur est fondamental, avec ses contraintes et ses opportunités, ainsi qu’une vision du futur telle qu’inscrite dans la planification locale, régionale et métropolitaine ;
  • Le recours et l’accès aux instruments appropriés : la planification des nombreuses composantes des projets en collaboration avec de nombreux acteurs aux objectifs différents nécessite le recours et l’accès à des outils et approches autres que réglementaires. Il convient, par exemple, de partager largement une vision du projet et de documenter les contraintes avec lesquelles composer telles que la détention des sols, le financement, le partage des coûts des infrastructures, etc. ;
  • L’anticipation : une autre condition de réussite pour la réalisation de projets TOD est l’anticipation des étapes à franchir et des défis auxquels il faudra trouver des solutions. Ces défis pourront être de nature variée : institutionnelle, financière, légale, politique, citoyenne, réglementaire, etc. L’anticipation amène à prévoir une adaptation à la dynamique du développement territorial à l’intérieur des balises établies et à privilégier une approche dite « des petits pas » ;
  • Le dialogue : la mise en place d’une plateforme de dialogue et de médiation avec les citoyens, les promoteurs, les investisseurs les services publics est souvent très opportune pour la réussite d’un projet TOD. Ce dialogue sera favorisé lors des différentes étapes du projet et en continu dans le temps ;
  • Le partenariat : la planification et la mise en œuvre de projets TOD interpellent à la fois la société civile, le secteur privé et le secteur public. La mise en place de bureaux de projet et de partenariats multipartites contribue d’une part à concilier les intérêts parfois divergents et d’autre part à assurer un meilleur partage des coûts et retombées économiques, sociales et environnementales des projets au bénéfice de l’ensemble de la collectivité ;
  • Le monitorage : Un monitorage adéquat fait également partie des conditions de réussite d’un projet TOD. Un tel monitorage exige notamment l’établissement de mécanismes d’évaluation en fonction des objectifs visés et des processus de suivis; il doit faire en outre l’objet d’ajustements dans le temps.

En conviant des conférenciers d’une très grande qualité autour d’un sujet d’actualité pour le développement et le futur du territoire montréalais, la Journée de réflexion sur les Conditions de réussite d’un TOD a rassemblé plus de 150 participants. Ainsi l’ambition de ce tout premier Cahier In.SITU est de restituer la richesse des exposés et des échanges coproduits. Nous souhaitons ainsi donner accès au plus grand nombre aux contenus de cette journée si stimulante. Nous avons retranscrit, dans le présent Cahier, le contenu de la journée (chaque conférence et les débats qui ont suivi), en proposant simplement une réorganisation thématique, afin de rapprocher entre eux les points de vue complémentaires.

Ainsi, le Cahier regroupe les interventions de la journée en trois parties :

  • Origines et définition des TOD ;
  • Mise en œuvre du TOD : expériences montréalaises et canadiennes ;
  • Concrétisation des projets de TOD : des défis singuliers.

Bonne lecture !

Journée d’étude | Allier aménagement du territoire et mobilité : quelle approche pour favoriser l’action publique ?

La Chaire In.SITU a le plaisir de vous inviter à une journée d’étude que nous organisons en partenariat avec l’AUAMQ.

Date : Vendredi 25 mai 2018 – 9h à 17h

Lieu : Hôtel Alt, 120 rue Peel, Montréal

Obtenir un billet ($) : 

 

 

Les conférences, suivies de périodes d’échanges, aborderont quatre grands défis :

  • La planification de l’aménagement du territoire et la mobilité de manière intégrée, entre volontés publiques et capacité d’implantation réelle.
  • La création de quartiers durables, les approches intégrées et cohérentes pour favoriser les changements de comportements.
  • La porosité et la dynamisation de l’interface des lieux d’activités, pour renforcer l’attractivité et l’animation urbaine.
  • La priorisation de l’action publique, pour cibler les actions intégrées susceptibles d’accroître les retombées positives pour les individus.

La journée d’étude accueillera Sonia Lavadinho, directrice de la firme bfluid, recherche et expertise, de Genève en Suisse et experte reconnue des modes actifs et de la ville multimodale, des choix comportementaux en matière de mobilité liés aux styles de vie des citoyens et de prospective urbaine.

Les participants auront également l’occasion de visiter le projet Bonaventure guidés par les artisans du projet. Suite à la démolition de l’ancienne autoroute sur pilotis, cette opération d’envergure a permis de révéler une entrée majeure du centre-ville de Montréal en lui conférant un caractère à la fois convivial, fonctionnel et prestigieux.

La journée se conclura par un cocktail afin de poursuivre les discussions et le partage de connaissances.

Programme de l’événement

Consultez le programme complet (pdf)

Inscription à l’événement

Inscrivez-vous : inscription en ligne ($)

** Cette journée d’étude est reconnue par l’Ordre des urbanistes du Québec à titre de formation continue.**

Conférence | Vers une économie expérientielle : 5 stratégies pour fabriquer la ville du XXIe siècle

La Chaire In.SITU est heureuse de vous convier à cette conférence qu’elle organise en partenariat avec l’AUAMQ.

Date :
Jeudi 24 mai 2018
18h à 19h30

Lieu :
local R-M150,
ESG-UQAM,
315 rue Ste-Catherine E.

Inscription obligatoire : 

Résumé de la conférence

La ville du futur sera reconfigurée pour répondre aux défis de l’économie expérientielle

Nous quittons aujourd’hui une économie tertiaire basée sur le paradigme serviciel pour rentrer dans une économie quaternaire basée sur le paradigme expérientiel.

Les professions de l’urbain auront pour tâche d’imaginer un monde où les expériences seront le nouveau moteur de l’économie, comme ont pu l’être successivement par le passé les matières premières, les produits manufacturés et les services.
Chacune des trois révolutions industrielles que nous avons connu par le passé a induit de profondes mutations urbaines, et il y a tout lieu de croire qu’il en sera de même avec la quatrième révolution industrielle que nous entamons actuellement.

Quelles villes va-t-on fabriquer pour répondre aux défis de l’économie expérientielle ? Quelles stratégies territoriales adopter pour garantir l’attractivité de nos villes dans ce nouveau contexte ?

Cette conférence explorera 5 pistes pour fabriquer la ville du XXIe siècle  : la ville du Dehors, la Ville de la Rencontre, la ville de la Créativité, la ville Amie des Familles et la ville du Don et du Repos. Nous puiserons dans plusieurs exemples récents de mutations repérées au sein des villes d’Europe et d’ailleurs pour évoquer la manière dont nos villes peuvent se repositionner face aux défis posés par la transition économique, écologique et comportementale qui nous attend ces prochaines décennies afin de mieux accueillir de nouveaux modes d’habiter, de travailler, d’apprendre et de nous divertir, de consommer et de nous déplacer.

Biographie de la conférencière

Anthropologue urbaine et géographe,Sonia Lavadinho est la fondatrice de Bfluid, un cabinet spécialisé dans la recherche & prospective en mobilité et développement territorial durables. Son approche innovante des nouvelles manières d’habiter, de se mouvoir et d’investir les espaces publics s’inspire des regards croisés de l’anthropologie urbaine, de la sociologie et de la proxémie, discipline qui s’intéresse de près aux rapports entre les hommes et leurs espaces de vie.

Sonia Lavadinho est une spécialiste internationalement reconnue de la marchabilité, vecteur de succès des métropoles créatives du XXIe siècle où bien-être et vitalité
économique riment avec durabilité et gestion innovante des espaces publics.

Professeur invité à l’Institut Palladio et à l’ENPC dans le cadre du Master Immobilier et Bâtiment Durables, invitée régulièrement comme keynote dans les grands congrès nationaux et internationaux qui rassemblent les professions de la ville (Fédération des promoteurs immobiliers de France, Réseau International des Quartiers d’Affaires,  International Council of Shopping Centers) et des transports (UITP, Transdev, RATP, etc.) elle officie également comme experte dans des jurys de concours et des démarches de programmation en amont de nouveaux morceaux de ville.

Ses travaux en lien avec la dimension de programmation se focalisent sur les nouvelles demandes d’espaces à vivre qui découlent des évolutions des modes de vie et les nouveaux arrangements familiaux et professionnels. Sonia Lavadinho construit également des nouveaux indicateurs permettant de mesurer la vitalité commerciale des centre-villes et de leurs périphéries, et est l’auteur de nombreux articles sur la mobilité, la géométrie des réseaux de transports publics urbains et l’urbanisme commercial publiés dans des revues professionnelles de référence (Urbanisme, Technicités, etc.). Elle travaille en étroite collaboration avec les collectivités, les opérateurs de l’immobilier et les opérateurs de transport afin d’imaginer des concepts novateurs visant à augmenter la durabilité des modes d’habiter, de travailler et de se mouvoir en ville et participe à leurs côtés à la conception d’expérimentations grandeur nature afin d’évaluer les changements de comportement induits par la transformation des espaces de vie et de mobilité au quotidien.

Sonia Lavadinho est un membre actif des réseaux internationaux majeurs dédiés à la mobilité et à l’habitabilité (Walk21, COPIE, PPS). Elle a en particulier participé en 2014, 2015 et 2016 au Forum international « Future of places », dans le cadre des conférences préparatoires à la Conférence onusienne Habitat III. En octobre 2017 elle a participé à laPlacemaking Week à Amsterdam et au 1er Sommet Mondial du Design à Montréal.

Séminaire In.SITU N°9 | Mobilité active, accessibilité universelle et leviers de transformation des villes

Intervenantes : Sophie Paquin (ESG-UQAM) et Martine Laurin (Société Logique)
Date : Mardi 20 mars 2018 de 12h45 à 14h
Lieu : UQAM campus central (sur invitation seulement)

Résumé de la présentation :

Les villes développent de plus en plus un discours public sur l’aménagement du territoire orienté vers la mobilité active, durable et équitable. Plusieurs politiques municipales en témoignent au Québec et ailleurs. Toutefois, malgré cette volonté et ces grandes orientations qui semblent partagées et publiquement valorisées, leur application dans l’environnement bâti reste encore à généraliser. Un manque d’information sur l’espace public existant explique en partie ce phénomène. De plus, la mise œuvre est aussi confrontée à des freins dans l’application des bonnes pratiques d’aménagement en mobilité active et en accessibilité universelle.
Cette conférence développera cette problématique et présentera les principes d’aménagement urbain assurant le confort, la fonctionnalité, la sécurité et l’accessibilité universelle des déplacements actifs. Les exemples concrets seront identifiés à l’aide de l’audit de potentiel piétonnier actif sécuritaire accessible universellement (PPAS AU) qui permet de caractériser l’environnement bâti selon la perspective de tous les piétons. Par contre, au-delà des outils techniques, des enjeux demeurent. Quels types de dispositifs seraient nécessaires pour une intégration plus systématique les principes de la mobilité active et du design universel dans les interventions sur le domaine public ? Quelles avenues de recherches seraient les plus pertinentes pour comprendre les processus de décision dans le domaine?

Biographie des conférencières :

Sophie Paquin, Ph.D et urbaniste, est professeure au Département d’études urbaines et touristiques de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. Elle a travaillé pendant plusieurs années à la Direction de santé publique de Montréal afin d’y développer une approche d’urbanisme favorable à la santé. Elle a conçu, entre autres, l’audit de potentiel piétonnier actif sécuritaire (PPAS), méthode de caractérisation de l’environnement bâti pour les déplacements actifs. Elle a collaboré avec Société Logique afin d’intégrer à l’audit PPAS un volet sur l’accessibilité universelle.

Martine Laurin est diplômée en urbanisme et en gestion de projets. Elle est actuellement responsable de dossiers en aménagement et urbanisme chez Société Logique. Elle s’intéresse à la mise en place d’aménagements soutenant les déplacements actifs et sécuritaires pour tous les piétons. Elle a notamment pour mission de coordonner et de réaliser des audits de potentiel piétonnier, intégrant des critères d’accessibilité universelle.

Séminaire In.SITU N°8 | Les pratiques et expériences de mobilité quotidienne des personnes âgées dans l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie

Intervenante : Isabel Wiebe, docteure en études urbaines (INRS-UCS)
Date : Mardi 20 février 2018 de 12h30 à 14h
Lieu : UQAM campus central (sur invitation seulement)

Résumé de la présentation :

Les activités quotidiennes des aînés (emplettes, rendez-vous médicaux, loisirs) nécessitent le plus souvent des déplacements dans l’espace. Or, avec l’avancée en âge, leurs difficultés physiques ou fonctionnelles ont tendance à augmenter et ils se trouvent souvent confrontés à des caractéristiques urbaines inadaptées à leurs besoins.
La présentation aborde les obstacles au déplacement et les stratégies que les aînés déploient pour y faire face. L’étude montre la capacité d’adaptation des aînés, leurs stratégies autant diversifiées qu’originales, mais aussi les renoncements à des activités et soulève ainsi des enjeux d’accessibilité et de transport dans un contexte de vieillissement de la population.

Biographie de la présentatrice :

Isabel Wiebe détient un baccalauréat en géographie (Université de Bonn, Allemagne), une maîtrise et un doctorat en études urbaines (INRS-UCS). Elle s’intéresse aux besoins de mobilité des personnes âgées dans un contexte de vieillissement de la population.